Silhouettes autour d’une table ronde, chacune parlant dans sa propre bulle colorée qui ne rejoint pas le centre vide.

La politique n’est-elle qu’une question d’opinions?

Les êtres humains ont besoin de systèmes de gouvernement pour organiser la société. La politique est donc aussi vieille que la société humaine, mais la politique partisane, c’est à dire celle où l’on sépare en plusieurs partis les différents prétendants à la gestion d’un pays, n’a pas plus de 200 ou 300 ans.

Lors de l’émergence de ce système, la politique fut divisée en partis (comme on le vit en France avec les montagnards, le marais, les girondins…). Ces tranches représentaient plutôt des groupes informels, des tendances, mais cela a fini par dégénérer en guerre de partis.

Souvent, on le voit à la télévision et dans toutes les discussions politiques, les débats s’enlisent dans les défauts ou les qualités de tel ou tel parti sans vraiment discuter des sujets concrets. Chacun des groupes (les écologistes, ceux qui veulent défendre la liberté d’entreprendre, ceux qui veulent défendre les ouvriers, ceux qui veulent freiner les méfaits du capitalisme, les nationalistes… etc.) monte au créneaux avec ses valeurs phares. Le sujet ne devient plus qu’un argument pour obtenir le soutien de la tranche de la population que l’on vise. Mais chacun des partis n’est qu’une facette de l’ensemble des décisions nécessaires au bon fonctionnement d’un pays, pour que tous les groupes soient pris en compte.

Dans les démocratie modernes, on vote pour le candidat qui nous ressemble, mais ne serait-ce pas un problème ? Chaque candidat propose un plan d’action et des mesures pour améliorer la société qui correspond à sa vision de la société et les propose à un public qui, majoritairement, n’a pas de véritable vision d’ensemble de la société, comme l’aurait un conseil de spécialistes dans différents domaines (économique, psychologie, sociologie…).

La seule question qui compte alors, c’est si on est de droite ou de gauche. C’est donc devenu qu’une question d’identité. Cela focalise l’attention et les décisions, et polarise les échanges. Nous confondons une discussion générale qui vise à une construction collective avec un débat d’opinions, et nous appelons “démocratie” un système où chacun défend son camp plutôt que la société tout entière.

Je crois que chaque être humain devrait se poser la question de la manière dont la société devrait être gouvernée, même s’il n’en a pas forcément les réponses. Et voir au-delà de son propre avis, de sa propre vision de la société, même s’il n’en a pas toujours conscience. Il devrait aussi se demander qui devrait diriger. Mais ne pas oublier que la véritable politique est le fait de chaque individu : montrer l’exemple, faire ressortir dans chacun de ses choix et de ses discussions les valeurs qu’il souhaite, sans critiquer les autres. 

Après tout, est-ce qu’un pays change en modifiant le pourcentage d’un taux de fiscalisation ou par les choix quotidiens de millions de personnes ?

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