La décroissance… et après ?
Nous le savons tous : le fonctionnement de notre société repose sur l’exploitation de matières premières et d’énergies. Nous savons aussi que notre consommation globale a explosé ces dernières décennies, mettant sous pression les ressources de notre planète.
Face à cela, la décroissance propose une solution : consommer moins pour polluer moins et préserver un environnement stable.
Mais l’être humain est un explorateur insatiable. Il découvre, il invente, il repousse sans cesse les limites de son environnement. Peut-on réellement concilier cette pulsion de progrès avec un monde qui prône la sobriété ?
Peut-on espérer coloniser d’autres planètes avec un four norvégien comme unique prouesse technologique ? La Terre n’est pas éternelle : tôt ou tard, nous devrons la quitter. Contrairement à Elon Musk, je ne dis pas qu’il faut quitter la Terre parce qu’elle serait condamnée. Explorer l’espace, ce n’est pas fuir, c’est élargir notre horizon.
Et même sans viser les étoiles, peut-on sérieusement croire que tous les peuples du monde n’aspireront pas au confort matériel dont bénéficient les pays occidentaux ?
Il ne s’agit pas de choisir entre croissance et décroissance, mais de dépasser cette opposition stérile. La fusion nucléaire, par exemple, pourrait offrir une énergie propre et abondante. L’innovation peut être un moteur, non pas de destruction, mais d’optimisation.
Et si la vraie question n’était pas « faut-il croître ou décroître ? », mais comment avancer intelligemment ?